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Toutes les photos de ce blog sont la propriété de HATW.

lundi 15 février 2021

Jours 98 (suite), 99, 100, 101, 102, 103, et 104 : Retour à Tahiti pour de nouvelles découvertes et expériences !

Vues sur Moorea si changeantes en une journée !

05 février (suite) : La fin de notre périple entre les îles de la Société et les atolls des Tuamotu est donc bien arrivée et nous sommes dans ce dernier avion qui nous ramène vers Tahiti. Forcément un peu déçus que cette partie du voyage s'achève mais notre esprit est préoccupé par bien autre chose aujourd'hui, la suite de l'aventure ! En effet, il semble que cette foutue Covid est décidée de jouer  la carte "variante" et de semer un peu plus la terreur dans ce monde déjà fragile. Les nouvelles mesures tombent de pays en pays parfois bien plus vite que nous arrivons à les capter ....et l'on entend dans les couloirs de l'aéroport des histoires de rapatriement et de derniers vols vers la France et les USA.

Bon, une chose est sure, nous sommes là, à Tahiti et nous sommes bien décidés à nous poser une bonne semaine pour digérer notre périple, nous reposer, faire du tri dans les affaires, le linge, reprendre un rythme scolaire correct pour les enfants, stabiliser le budget et calmer le rythme des activités .....une vie plus standard mais tout de même sur une très belle île du Pacific Sud ! 

Nous verrons par la suite comment gérer le voyage (N.d.A : petite erreur stratégique que nous paierons plus tard) et après avoir récupéré une voiture de location (une sympathique Hyundai I10) , nous rejoignons en fin d'après midi notre nouveau logement sur Piafau (sur les hauteurs de Faaa) que nous avons réservé avec Booking.

Nous sommes accueillis par Remy le propriétaire, très sympathique, il nous présente un logement superbe, propre, avec une vue dégagée et exceptionnelle sur Moorea ! C'est petit pour quatre puisque les enfants sont sur un canapé lit dans la même pièce que nous mais franchement c'est tout confort et bien plus grand que ce que nous avons eu dans les pensions ! C'est agréable également de retrouver l'autonomie d'un véhicule et de pouvoir se rendre au supermarché pour faire le plein du frigo et quelques recettes plus personnelles qui font du bien après un mois de poissons crus, mi cuits, cuits, panés, frits, rôtis, grillés, marinés ou maturés ! 

Surprenant atoll de Niau qui ne possède pas de passe !

Atterrissage sur Papeete !


Notre jardin

L'espace de vie

Manon ! Une grande salle de bain !!!

Et une superbe terrasse avec vue ! 

06 février : Journée de repos et début du weekend ....alors on a bien décidé de profiter de la maison, du jardin, d'une très bonne wifi pour faire les devoirs, de la machine à laver et d'une petite machine outil (genre Dremel) achetée à Carrefour pour utiliser nos nacres, pierres et coquillages ramassées sur les îles et tenter une carrière dans l'artisanat local !!! Clément se débrouille très bien et nous sort un beau requin en nacre pour débuter !








07 février :  C'est dimanche .....alors on va pas vous mentir .....on a rien fait ! A si, les enfants ont mis sur le papier par de beaux dessins leurs souvenirs des atolls et l'on comprend à les regarder de près qu'il faut venir en Polynésie pour découvrir un nouveau monde, celui sous marin ! 

D'ailleurs comme il est difficile de résister à l'appel de l'océan nous sommes allés plongés dans le lagon de la plage de Punaauia cet après midi. Une chaleur et un monde de dingue sur cette plage ! Il était important pour moi de profiter de l'eau aujourd'hui car une petite activité m'attend demain et qui devrait me priver pour un moment de bains dans l'océan !!!


08 février : En effet, aujourd'hui est un grand jour (pour moi), la nuit a été un peu courte (stressé le garçon ?) j'ai en effet pris RDV il y a plus d'un mois, lors de notre arrivée à Papeete fin décembre, chez Mana'o Tatoo, célèbre tatoueur Polynésien, mondialement connus pour le travail des artistes et le sérieux de l'atelier. 

On a tous regardé un jour l'entrée d'un salon de tatouage.....un lieu secret, obscure et mystérieux ! (Sauf en Suède où rappelez vous les tatoués et les tatoueurs s'exposent en pleine lumière dans leurs vitrines modernes !) 

Une idée et un projet qui m'obsède depuis 7 ans, depuis notre premier Tour du Monde. J'y avais finalement renoncé à l'époque par manque de temps et par manque de cran ! Mais cette fois, l'histoire est encore plus belle, le symbole encore plus fort et la Polynésie, le temple absolu de cette culture ancestrale du tatouage !

Alors comment ca fonctionne un tatouage polynésien ? C'est très simple (donc très angoissant) ! Il suffit de savoir où et sous quel format l'on souhaite le tatouage puis après avoir choisi son tatoueur par affinité et par goût (fonction des books disponibles sur internet) de raconter à ce dernier sa vie, ses projets, son histoire, ses aventures, ses passions........bon ca va de se côté je ne suis pas en reste ! 

Donc pour moi ce sera Hiku ! Un jeune marquisien passionné et au travail soigné et délicat. 

Je lui explique que je souhaite un bracelet sur le bras (pouvant être masqué au besoin par une manche) et je lui déroule ....ma vie....bon en bref ....ce n'est pas une séance de psychanalyse ! 

Hiku, sort ses feutres et dessine directement sur mon bras les grandes lignes, les motifs et l'esprit du tatouage. A ce moment précis je ne vous cache pas que c'est très compliqué et perturbant, sur un brouillon au feutre rouge sur son bras, il faut valider ou faire réaliser les modifications.....ca me semble tordus, de travers, assez sale et grossier.....mais Hiku me rassure (à peine) c'est mieux après !

En fait, Hiku fait parti de ces artistes tatoueurs expérimentés qui réalise à main levée les tatouages sur la base d'une esquisse dessinée sur la peau.

9h pétante....le grand jour !

Hiku ! 

Les outils de tatouage !!! (non c'est une photo du musée de Tahiti, mais il s'agit bien de cela !)

Etape 1 : Le tracé de l'esquisse !

Allez, après un changement de personnage sur une zone et un détail de symétrie sur une autre, c'est parti, feu vert pour 2 heures de tatouage !!! Pour un bracelet de 7cm de large sur le pourtour du bras ....je vous promets c'est pas agréable, une sorte de sensation de cutter qui te lacère la peau, à l'intérieur du bras c'est carrément horrible....je crois que je préfère l'épilation des cuisses !!!


Et voilà c'est fini et le résultat est sans commune mesure avec l'esquisse, les dessins sont minutieux et propres, les détails travaillés, les vides noircis, les motifs en valeurs je suis heureux et rassurés du résultat ! 
Alors pour vous en dire un peu plus et si vous souhaitez cherché dans les dessins, il y a Manon, Clément, Gaelle et moi sommes la forme de la tortue de l'union, la passion de la montagne, de l'océan, le voyage et la liberté (l'oiseau), le soleil, la force (dents de requin), le Geko et la Raie Manta qui s'est invitée pour mon anniversaire sur l'île de Maupiti pour se second Tour du Monde en famille et cette seconde venue en Polynésie.....désormais gravée à jamais dans ma peau ...et dans ma tête ! 

Pour celles et ceux qui seraient tentés, attention à réserver votre rendez vous bien à l'avance, à bien savoir ce que vous souhaitez raconter et ne pas avoir prévu de plonger ou profiter de la plage ensuite puisque le temps de la cicatrisation (3 semaines mini) vous en prive ! Pour le prix comptez 100 euros de l'heure ! 


09 février : Aujourd'hui après l'école des enfants nous avons décidé de continuer un peu plus l'immersion dans cette culture Polynésienne décidément très riche et passionnante en partant à la découverte du musée de Tahiti et ses îles situé près de la pointe de pêcheurs au sud de Punaauia. 

Mince, le musée est fermé pour travaux (un musée tout neuf est en train de sortir de terre), heureusement une exposition temporaire est maintenue et permet aux visiteurs de découvrir sur 3 thèmes (les Tikis, les parures et la navigation) une confrontation de l'art ancestral et de l'art moderne ...c'est beau, très bien réalisés. Les antiquités pleines de mystère et de traditions contrastent avec des oeuvres modernes d'une grande beauté et finesse. A voir ! 

du Tiki ancien...

..aux plus modernes ...


...ou encore une Joconde revisitée et tatouée ! 

A l'extérieur du musée, la plage de sable noire fait face à Moorea

Nous chercherons ensuite une bonne partie de l'après midi sous des passages de pluie, que dis-je ...de déluge ! Les écoles de surf de la région pour y inscrire Clément et Manon qui souhaite faire un essai. A part les bouchons de Papeete à l'heure de pointe on ne trouvera pas grand chose ! 

C'est finalement à l'office du tourisme que l'on nous informe que les écoles ne se contactent que par téléphone....il est temps d'acheter une carte SIM Tahitienne pour être encore plus autonome ....allez c'est pas la bonne journée....on verra ça demain !


10 février : On grandit toujours de ses erreurs, alors aujourd'hui nous décalons l'heure de l'école des enfants pour pouvoir partir à Papeete en dehors du flux (vraiment impressionnant) de véhicules et surtout de ses tout aussi impressionnants bouchons (tôt le matin et à partir de 15h30 le soir). 

Il est donc vraiment plus facile de rejoindre le centre ville à 10h, se garer, profiter du joli marché couvert pour déambuler dans les rues commerçantes et flâner ! 

Carte SIM en poche nous pouvons enfin appeler les écoles de surf et organiser la suite de notre séjour sur Tahiti ... 



11 février : Cette vie plus calme et casanière depuis quelques jours était nécessaire, mais ce matin, le gout de la découverte nous anime à nouveau et nous avons la bougeotte ! Alors nous partons à l'exploration du nord de Papeete, plus précisément entre Papenoo et Mahina. Ce petit bout de côte sauvage qui nous avait interpellé par le nombre de surfeurs présents abrite également des petites curiosités pleines de charmes à l'image de la cascade Vaimahuta (accessible facilement au bout de la vallée Vaipuu) ou encore le trou du souffleur juste à l'entrée de cette même vallée. (La visite des deux sites est gratuite). 

Enfin une cascade facile d'accès en Polynésie et pas moins jolie !




Le trou du souffleur (dont nous avions croisé un cousin au sud du Portugal à Sagres) est un trou creusé par la puissance du souffle de la houle au travers de la roche. (film sur la page FB HATW3.0) les vagues s'engouffrent sous la roche de la côte découpée par le temps et poussent au plus profond des entrailles du rivage un air comprimé qui s'échappe bruyamment par l'orifice ! Le bruit et la puissance du souffle surprennent à tous les coups ! 





Nous serons intrigués également par la présence des Gobbies, ces poissons capables de sortir des vagues de l'océan pour sauter et grimper avec leurs nageoires sur les rochers, hors de l'eau pendant plusieurs minutes et poursuivis par des étrilles voraces ! 

Gobbie sur son rocher 

Nous faisons ensuite route vers la pointe de Vénus, un lieu magnifique sur la pointe à l'extrême nord de Tahiti, s'y dresse un joli phare du 19eme siècle au milieu d'un superbe parc qui est lui même entouré d'une remarquable plage de sable noir. La vue sur les montagnes et sur Moorea y est très belle et l'endroit vraiment propice à la baignade ou à un moment de détente en famille. 
"Pointe de Vénus" car c'est ici que James Cook après avoir découvert l'île de Tahiti venait étudier la trajectoire de l'étoile Vénus tant la clarté du ciel et l'absence de végétation rendait l'endroit unique au coeur du pacifique sud.





Vue sur Moorea

Enfin, nous allons finir la journée à la capitale puisque ce soir nous avons rendez vous ! Une première depuis un long moment ! Nous avons fait connaissance par les blogs de familles autour du monde avec celle de Emeline, Dinis et Louis (6 ans) partie depuis juin 2020 et qui comme nous est provisoirement échouée en Polynésie ! Il serait vraiment dommage de ne pas se croiser sur Tahiti pour échanger "en vrai" de nos projets, nos voyages, nos motivations et nos vies respectives autour d'une petite roulotte sur la place Vai'ete au soleil couchant ! 
Le petit Louis semble ravi de partager la soirée avec Clément et Manon, ils partagent par le dessin les nombreux animaux rencontrés des deux parties ! 
Le temps passe si vite à discuter, la nuit est tombée, soudain le vent se lève...souvent signe de l'orage qui s'approche, nous levons le camp pour nous réfugier dans un bar karaoké "Le bora bora" face à la place....dans les secondes qui suivent un déluge d'eau s'abat sur la ville ! Mais on est en bonne compagnie et au milieu des chanteurs polynésiens d'un karaoké de folie ! 
21h, couvre feu oblige nous devons tous retrouver nos cases ! Mais nous sommes ravis de cette belle rencontre et cette bonne soirée d'échange.
Si vous voulez découvrir et suivre cette famille elle s'appelle "La Parenthèse de Chacha " 

Joli voilier/croisière à quai à Papeete (Mais bloqué par la Covid)

Quai de Papeete 




Le karaoké est décidément international ! 

Les HATW en compagnie de La Parenthèse de Chacha !


jeudi 11 février 2021

Jours 95(suite...), 96 et 97 : Fakarava, ton lagon nous subjugua ! (+ bilan budget Polynésie)



03 février (suite) : C'est décidément bien lorsque l'on prend de la hauteur sur ce lagon de Rangiroa, sur ce vol à destination de Fakarava, que l'on réalise son immensité et que l'on apprécie le spectacle incroyable de la nature, un grandiose rendu possible par une vie microscopique, le corail, un éco système si fragile capable pourtant de construire une muraille sous marine qui contient l'assaut des plus grosses vagues de l'océan infatigable ! La nature est tout de même impressionnante d'ingéniosité, d'adaptation et de pugnacité ! 

Le vol vers Fakarava est plus long qu'à l'habitude (1h00) et pourtant nous n'allons survoler que les atolls de la zone nord des Tuamotu qui s'étalent sur plus de 850km2 ! Voici une petite carte de la Polynésie superposée sur l'Europe pour bien comprendre sa superficie et les changements de climat entre les Marquises et les Australes ! 



Départ de Rangiroa

Pointe est de Rangiroa


Le lagon bleu !

Survol d'autres atolls où l'on peut se demander s'ils sont habités , tant par l'absence de motu, de port ou d'aéroport ...

une simple couronne de corail parfois...sans terre....

....et des lagons parfois surprenants tachetés de petits motus de sable...

...nous voici sur Fakarava !

Fakarava est un atoll un peu plus petit que Rangiroa (60 km de long et 21 de large) mais ne comprend que 16km2 de terre immergée et 800 habitants...mais il faut lui pardonner, c'est une vieille dame de 60 millions d’années qui dans sa jeunesse devait être aussi impressionnante que Tahiti ! 
Ce qui est notable à Faka c'est sa réserve naturelle (classée biosphère de l'UNESCO) en gros une petite pépite de vie sauvage....tant convoitée par les plongeurs du monde entier ...
Force est de constater que dès la sortie de l'aéroport il y règne une atomsphère très différente des deux premiers atolls visités, c'est très beau, l'eau au pied de la route est déjà translucide, corallienne et poissonneuse et les aménagements urbains sont soignés et accueillants !
Venir visiter une pépite se paie le prix fort, il y a peu de pension ici, les tarifs s'envolent et nous ne pouvons y rester que 2 nuits. Nous sommes accueillis par le représentant de la pension Havaiki qui nous offre notre 3eme collier de fleurs du voyage ! Ahhhh pour finir c'est bien agréable ! 

La premiere impression se confirme assez vite avec le trajet vers la pension, une route propre, des jolies maisons colorées et fleuries, des terrains entretenus, un rivage préservé....c'est vraiment chouette ! 
De plus le lagon de Fakarva a décidé de nous séduire à l'inverse de celui de Rangiroa et nous présente son plus bel effet miroir ! Il n'y a pas un souffle de vent ! L'eau est incroyablement calme ..

Quitte à payer cher pour finir notre périple "lagons" nous avons choisi cette pension "haut de gamme" qui est également une ferme perlière, un centre touristique important et un restaurant avec un grand R ! Bon en même temps on a galérer pour trouver autre chose depuis notre camp de base à Stockholm à l'époque !!!
On va même se rendre compte que toutes les stars et célébrités passionnées de plongée sont forcément descendues dans cette pension (de Antoine à Depardieu en passant par Pef et Hélène de Fougerolles qui y ont tourné un très beau documentaire "Jamais sans mes palmes").  

En même temps, il faut l'avouer l'endroit est juste ...dingue ! Une superbe et très propre plage de sable blanc, un long ponton de bois dans une eau translucide qui se termine par une petite case perlière, des tables et parasols plantées dans le lagon plein ouest, de jolies bungalows plage et jardins de part et d'autre d'une allée très joliment fleurie, un grand restaurant sous un beau faré, un centre de massage, un magasin de perle...bref c'est plutôt pas mal (mais aussi au triple du prix des pensions précédentes). Pour être honnêtes on est presque pas à l'aise et ce côté club de vacances nous éloigne un peu trop de la réalité des iles et de la vie polynésienne...mais un peu de luxe de temps en temps ca fait du bien ! 


Notre bungalow jardin

Station météo de la pension

La plage


Vue de notre bungalow


La case perlière


Un petit verre d'accueil pour profiter du coucher du soleil...


...et piquer une tête dans une eau très poissonneuse ....


....sous un beau coucher de soleil...

...et la présence d'un très gros requin dormeur !



Ce premier diner sera lui aussi très bien accueilli, avec le très grand bonheur de retrouver un menu, un service, des plats montés et cuisinés "à la sauce étoilé" (même s'il y a un petit manque de finesse et de justesse) et les plats sont présentés au service de l'entrée au dessert .....pfiouuuu si c'était moins cher on aurait bien calé une semaine ici ! Ca fait plaisir de se sentir aux petits soins...un côté croisière en quelque sorte !
Un gros dodo là dessus et nous allons être au top pour la découverte du lagon de Fakarava demain matin !!!






04 février :  Et effectivement tout le monde aura passé une bonne nuit même si nous sommes un peu tassés dans notre cabine de croisière ! 

Le petit déjeuner ce matin est tout aussi agréable avec un buffet bien servi et des petites viennoiseries !

Nous avons rendez vous directement sur le ponton de la pension à 7h30 avec un prestataire qui vient nous chercher uniquement tous les quatres (les autres touristes semblent avoir privilégié la plongée !), nouvelle excursion privée....décidément c'est grand luxe !

Ce sera Manau notre guide de la journée, un polynésien très cool et avec un fort accent qui a trafiqué son bateau de pêche en bateau de croisière et qui semble terriblement bien connaître le lagon de Fakarava et ses habitants. 

L'eau du lagon semble encore plus calme que la veille, le poids du petit bateau poussé par les 150ch du moteur semble glisser sur l'eau comme si nous étions sur un lac gelé ...

Petit matin à la pension 

C'est parti pour cette dernière excursion lagon ! Les filles d'un côté...

...les gars de l'autre !



La côte de Fakarava défile à plus de 40 km/h et c'est un vrai bonheur de naviguer dans ces conditions, Manau nous propose tout de même une première pause à mi route sur un motu corallien très fin quasiment sur le récif, il nous informe que c'est la première fois qu'il peut y débarquer sans risque tant les conditions sont bonnes pour jeter l'ancre si près du récif. La petite terre est composée de quelques arbres où nichent des oiseaux marins (sternes et fous),  je fais le tour avec lui en discutant et en ramassant des déchets plastiques échoués de l'océan....malheureusement pendant ce temps Manon est remontée à bord, elle ne se sent pas bien...
On reprend la navigation, nous sommes presque au sud de Fakarava après plus d'une heure de bateau, Manau prend un cap vers le sud ouest pour couper la partie sud et se diriger vers la passe. L'état de Manon s'empire...de violents maux de tête lui compriment la tête.
Le bateau s'arrête au milieu du lagon, au pied d'une balise verte signalant une énorme patate de corail. 
-"Les amis, on va plonger là, c'est incroyable, on peut jamais s'arrêter ici car on peut pas attacher les bateaux, regardez là les poissons !!!" 
Manau est excité comme un pêcheur qui n'aurait pas vu l'océan depuis des semaines, en effet, il suffit de regarder sous le bateau pour voir le fond du lagon.....pourtant si profond ....si bleu ....si transparent.....ca grouille de poissons et de coraux.....
La sensation est partagée car Manon est vraiment dans un mauvais état de santé, le moment est pourtant si rare et unique, un spot où personne ne saute à l'eau et où les poissons ne voient jamais l'ombre d'une palme ! Elle qui aime tant ces moments....elle ne regarde meme plus l'eau. 
Alors c'est à trois que nous allons sauter dans cette eau (très déçus pour notre petite aventurière).
Le spot est absolument dingue, l'eau est bonne et propose une visibilité et une clarté incroyables, le massif corallien est large et circulaire, on trouve à son sommet une quantité et une variété de coraux et de petits poissons et sur les tombants très découpés de grands bancs de poissons plus gros circulent paisiblement plus loin dans le grand bleu quelques pointes noires curieux se rapprochent ....Clément est de plus en plus dans son élément et s'exerce à quelques figures d'apnée pour rejoindre le fond ...
Cette sensation d'être trois au milieu du lagon de Fakarava dans une zone sauvage est de loin le plus beau snorkeling de tout notre voyage, pas le plus coloré et le plus poissonneux, mais le plus incroyable ! (on vous promet quelques vidéos bientôt de ces plongées dans les lagons polynésiens !) Manau est super content de sa trouvaille et n'a qu'un seul regret avoir oublié son fusil harpon !!!


C'est parti mon Clément !







Une visibilité incroyable....on dirait même voir des requins ! 



Nager dans un aquarium ...mais en mieux ....car c'est vrai ! 




Une pause s'impose au fond !


On ne voit pas le temps passer dans le grand bleu, mais force est de constater que Manon a besoin de repos et de rejoindre la terre ferme, alors on saute à bord pour rejoindre le village de Tetamanu sur le motu de la passe sud. Une passe célèbre pour son mur de requin. Il n'est donc pas étonnant de trouver à notre arrivée quelques pensions et club de plongée accrochés à ce motu qui semble totalement isolé du monde ....tout au moins à 1h30 de bateau de la ville de principale de Fakarava.
A notre arrivée quelques habitantes remarquent la mauvaise santé de Manon, elles viennent tout de suite à notre rencontre et propose spontanément leur aide en lui installant à l'ombre d'un arbre un joli lit douillet. Quelle gentillesse ! Manon est rassurée, elle peut s'allonger, se reposer, s'hydrater,....vomir et s'hydrater à nouveau.....et dormir. Déshydratatation, coup de chaud, indigestion....?..le soleil est terriblement puissant ici et nos escapades sur et dans l'océan depuis quelques semaines fatiguent forcément l'organisme ...sans compter les nombreux plats de poissons crus et les eaux partiellement potables....


La passe sud vu du drone HATW (le village est à gauche)


Clément a peur de sécher au soleil et reste avec ses copains poissons

Manau prépare le repas

Manon est au petit soin

Manau est décidément un très bon guide mais aussi un très bon cuisinier, au menu ce midi, sashimis de MaiMai, brochettes de mérou, pain coco.....et le côté sympa est qu'il déjeune avec nous l'occasion de parler de sa vie, sa famille, ses enfants, sa vie de salarié d'une ferme perlière, un bon moment à l'abri du Faré.

La vaisselle est écologique à Fakarava ! Ce sont les poissons qui lavent ! 

Une ombre mystérieuse tourne autour du bateau ....un gros poisson qui ne ressemble pas à un requin ! C'est un Napoléon, un petit, une espèce très rare puisque surpéchée mais qui est protégée à Faka ! C'est d'ailleurs un symbole de la passe sud. Mais cela vous fera certainement le même effet que moi...tant que l'on voit se poisson en photo....il semble pas si gros....je vous promet que en Snorkeling à côté de vous...c'est un gros pépère très impressionnant avec sa grosse bosse sur la tête !


Le Napoléon !

Ah Manon reprend des forces et décide de faire trempette...

Après un temps digestif, il est temps de vivre l'expérience "passe sud", Manau nous dépose dans le lagon à l'entrée de la passe et il suffit de se laisser porter par le courant sortant (heureusement faible à cette heure de la journée, sinon on disparait dans l'océan !) et d'admirer les formidables tombants de la passe ornés de mille coraux aux couleurs incroyables, d'observer l'incalculable nombre de petits poissons de récifs et les plus rares et plus gros que nous ne verrons qu'ici en snorkeling comme les Napoléons.


Un Napoléon...trop rapide pour prendre une photo correcte...

...ah comment s'appelle celui ci ...

Oui et celui là....

Bon allez voici un petit guide que j'aurai du apprendre dés notre arrivée ...
On y reconnait donc bien le poisson trompette, le perroquet et notre copain Napoléon !


Mais au coeur de la passe, lorsque l'on s'éloigne de la faible profondeur d'eau et de la protection des coraux on retrouve une toute autre faune, ...d'abord discrets puis définitivement curieux, les requins gris se rapprochent de nous. 
Ce n'est pas un hasard, un pêcheur du village s'est mis à l'eau à quelques mètres de nous, pour dériver et chasser .....oui mais les requins adorent la chasse.....ils sont même si malins et espiègles qu'ils ont appris à voler la chasse des hommes et à dégainer plus vite que le harpons pour avaler le poisson tiré par le pêcheur !!! 
C'est exactement ce que nous allons vivre en direct avec l'attaque d'un beau requin gris sur le perroquet fraichement harponné juste devant nous.....wouaw...non décidément trop impressionnant ....nous remontons en surface pour demander à Manau de se décaler avec le bateau et quitter la zone de chasse...

Manon va courageusement et avec le peu de force qui l'habite descendre à l'eau pour découvrir les Napoléons...Mais ce sera rapide et suffisant pour elle aujourd'hui, le plaisir n'y est pas.

Plus au calme avec une distance de sécurité nous poursuivons notre descente dans la passe pendant une bonne demi-heure.

Nos taquins requins gris ! 

Il est temps de faire cap sur la dernière étape de la journée à dix minutes de navigation de la passe sud, la zone des sables roses de Fakarava (rappelez vous, nous en avions vu à Tikehau....mais là c'est LE truc à voir ! ) Cette lente érosion des coraux roses en grains de sable, forme ici des îlots et des plages (plutôt orangés que rose) mais qui tranche magnifiquement bien avec les si belles nuances de bleu du lagon.
L'endroit est somptueux à la limite de la zone interdite (réserve naturelle UNESCO) mais la chaleur y est intenable et ce n'est pas le moment de laisser à nouveau Manon en plein soleil.
Le temps de quelques prises de vue et nous repartons pour la traversée retour d'une heure et demie toujours sur le miroir d'eau que nous offre Fakarava aujourd'hui.


Le sable "rose" de Fakarava


Les motus de sable rose vu du ciel....

L'incroyable miroir d'eau offert par le lagon aujourd'hui !

De retour à la pension, nous sommes éblouis et subjugués par ce que nous a offert le lagon de Fakarava aujourd'hui ! 
Nous sommes pourtant déçus que Manon n'est pu profiter de cet endroit et elle aura le bonheur de retrouver son lit pour définitivement dormir et oublier cette horrible journée en mer pour elle.
Nous finissons donc à trois pour un dernier très beau couché de soleil sur ce lagon du bout du monde aussi beau qu'authentique et préservé.
La petite surprise décalée qui fait du bien à table ce soir est une pièce de boeuf saignante .....oh ca faisait longtemps ! 




05 février : Le réveil sonne les 8h00, Manon est déjà réveillée et en pleine forme ! Ah ca rassure tout le monde et on va pouvoir l'emmener reprendre des forces au buffet du petit déjeuner. C'est déjà notre dernier jour à Fakarava, un vrai gout de pas assez ....mais bon c'est ainsi. 

Nous allons tout de même vivre une dernière et très belle expérience sur cette pension qui est aussi une ferme perlière ! Une activité inédite appelée "La loterie de la Perle"

Nous retrouvons un gérant de la ferme sur le ponton qui est encore trempé des pieds à la tête de sa plongée matinale dans les lignes d'huitres perlières (appelées ici les nacres) au large de la pension.

Nous allons assister cette fois à une vraie démonstration de greffage des nacres, avec des explications sur l'huitre digne d'un cours de biologie et à la sortie des perles ! 

A l'issue de cette partie théorique et pratique, chacun peut miser 3000Xpf sur une huitre de la ligne et ouvrir la nacre....en gagnant la perle qui l'habite...une vraie loterie un peu additive tant la surprise peut être somptueuse ....une sorte de fièvre de l'or à la recherche d'une pépite toujours plus grosse !

Sortie des casiers des nacres

Voici les nacres de la loterie ...laquelle choisissez vous ?

Place à un petit cours succinct de la création d'une perle :
- Tout d'abord des centres spécialisés récolte le plancton dans le lagon sur des nourricières pour récupérer les bébés nacres, ils les élèvent et les vendent aux fermes perlières.
- Les fermes leur font un petit piercing près du pied pour les accrocher aux lignes et les laissent grandir pendant 6 mois dans l'eau pure du lagon entre 3 et 6m de fond.
 - A 6 mois, on peut greffer la nacre ! 20 nacres sont extraites de la ligne, le greffeur avec une expertise qui fait sont talent ouvrent légèrement les huitres pour découvrir celle qui propose la plus belle couleur (ou celle recherchée) sur la surface de sa coquille. La plus belle est condamnée ! Son manteau est découpée en 19 morceaux.
 -  Avec une dextérité hors norme et une grande rapidité les 19 huitres sont incisées au niveau du ventre, un petit nucléus (bille de coquillage) est inséré dans le ventre et la greffe de l'huitre condamnée.
 - La magie de cette opération est que si la greffe fonctionne, la couleur de la perle sera forcément celle de la nacre choisie ! 
- La patience et la chance rentrent ensuite en ligne de compte pendant 18 mois pour laisser à l'huitre le temps de nacrer le nucléus de + 0,8mm mini d'épaisseur (la norme polynésienne)
- Seule 60% des greffes vont fonctionner, il faut donc renouveler constamment les lignes et les entretenir pour lutter contre les espèces invasives et les prédateurs !
- Nous voici donc aujourd'hui au stade de l'ouverture 18 mois après la greffe. A ce moment, l'on peut extraire les perles et manger le muscle de la nacre, ou alors pour les plus belles nacres réintroduire une nouvelle greffe dans le même temps que l'extraction.

Ouverture et pose des cales pour le greffeur

Opération d'investigation de la nacre pour choisir la couleur

Ouverture de l'huitre pour l'extraction (une ouverture intégrale comme ici est fatale pour la nacre puisque le muscle est sectionné)

On distingue au centre le ventre et la perle !

L'incision révèle effectivement une belle perle nacrée !

Il arrive parfois que la nacre rejette le nucléus et pas la greffe, elle réalisera donc une petite pépite difforme de nacre que les japonais appelle Keishi (très à la mode dans les bijouterie de nos jours) mais la nature est parfois surprenante et autour du nucléus peut se créer des formes et des cercles ....



Celle de Clément est une goutte !

Manon hérite d'une magnifique perle grise !

Gaelle découvre une verte au reflet vert légèrement ovale.

C'est sur la dégustation à cru (avec un zest de lime) du muscle de nos nacres et avec une magnifique perle pour chacun autour du poignet ou du cou (sauf moi ...faut bien garder des sous pour le déjeuner !) que nous quittons cette ferme perlière et la pension par la même occasion après un dernier snack sur la plage.

Notre ATR Air Tahiti sera sur le tarmac à 14h pour nous renvoyer au début de notre périple polynésien : Tahiti ! 



A l'issue de ce mois de voyage entre les îles de la Société et des Tuamotu avec le Pass Lagon, voici notre classement des îles et atolls, par ordre de préférence (On rappelle tout de même qu'il y a 118 îles en Polynésie Française ! Alors forcément, il faudrait une vie de voyage pour être parfaitement exhaustif et chacun trouvera certainement un charme, un coup de coeur ou une affinité différente à chacune en fonction des rencontres et de l'expérience vécue !)

Iles :  
 1) Maupiti
 2) Huahine
 3) Bora (et oui parce que son lagon est juste dingue !) 
 4) Moorea
 5) Tahaa
 6) Tahiti
 7) Raiatea

Atolls : 
1) Fakarava
2) Tikehau
3) Rangiroa


LE BUDGET pour vivre au paradis (1mois de voyage sur 10 îles et atolls)



Amis voyageurs, voici venu un moment que vous appréciez ! (il suffit de regarder le nombre de vue de notre article sur le budget du Tour du Monde, le numéro 1 du classement de popularité avec 1190 vues !!!)

Nous allons vous donner le coût tout compris (absolument tout) de ces 31 jours exceptionnels au coeur de ces îles paradisiaques et sur les lagons des plus beaux atolls de Polynésie :

      - Logement/nourriture/loisir :  71 euros/personne/jour
   - Vols du pass Lagon Air Tahiti : 17 euros/personne/jour (hors vol aller FRENCH BEE à 564 euros/personne)

Oui oui fois 4, fois 31 jours, ca fait plus d' 1 million de Francs Pacifiques (11.000 euros) !!! Le rêve à un prix ! Presque 10 centimes de pacifique à la seconde par personne ! LOL 
Et encore nous nous sommes limités à des pensions et hotels premiers prix (sauf Faka), nous avons limité les restaurants, nous avons cusiné, nous n'avons fait aucun sport mécanique (hélico, jet ski, quad...) on a pas acheté de parures de perles noires, et chose importante nous n'avons pas plongé ! (le snorkeling ne coute rien ou presque !). Nous nous sommes autorisés une excursion par destination (qui représentent presque le tiers du budget total !) mais sans lequelles venir ici n'aurait aucun sens ! 

Il est donc très compliqué de vivre plus d'un mois avec un tel niveau de prix sur un budget Tour du Monde, il est donc impératif pour la suite de notre aventure de trouver une parade "économique" pour supporter le confinement en Polynésie (c'est sur que cela ne se fera pas à Fakarava par exemple !) qui est imposé depuis le 06 février avec de nombreuses restrictions de vols internationaux....
Mais on vous explique tout cela très bientôt dans les prochains articles fonction de l'actualité !